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Bonjour les internautes !!!

A une semaine du Battle Of The Year, notre équipe a pu assister à la répétition des champions de France de Break Dance en titre, La Smala, prétendant au titre de champion du monde ce mois-ci. En attendant notre article sur le Battle Of The Year, car nous serons sur place, voici une mise en bouche : une interview du crew que l’on a concoctée et que vous pourrez trouver ici.



CU : Capsule Urbaine – LS : La Smala – T : Thomas – S : Sayan

CU : Bonjour, nous sommes les reporters de la Capsule Urbaine. Pourquoi avoir choisi « La Smala » comme nom de Crew ?

LS : Parce que ça veut dire “la famille” et c’est en cherchant un mot, capable de définir des liens forts pouvant unir plusieurs personnes que nous avons choisi ce nom.

CU : Quand avez-vous commencé à former le crew, à faire du Break Danse ?

LS : Le Crew date de 2002, sinon les danseurs ont commencé en moyenne il y a 10 ans.

CU : Avez-vous été confronté à des difficultés depuis le mois de mai ?

LS : Oui! Quelques difficultés comme :

des tensions entre les membres du crew dues à la fatigue, au stress, le fait d’être tout le temps ensemble à répéter et, à force, au bout d’un moment : ça clash! Sans compter les difficultés financières : devoir se payer toutes les tenues pour pouvoir faire le show…Mais maintenant tout va bien !

CU : En un mot, que représente pour vous le Battle Of The Year ?


LS : Tremplin car c’est un tremplin vers la réussite

CU : Avez-vous déjà affronté l’un des crews sélectionnés pour le Battle Of The Year mondial ?


LS : Oui, il n’y a pas très longtemps à Toulouse, on a affronté Gamblerz : ils étaient 4, nous étions 5, on a quand même perdu !! (rires) Il y a aussi les hollandais et belges de la Team Schmetta contre qui on n’a jamais perdu, les grecques de Dead Prezz que l’on a affronté à l’IBE (Notorious IBE) sans oublier les suisses du 2DR Squad

CU : Pour votre bande son, vous avez travaillé avec Dj Ben ou tout seul ?


T : En fait, Ben est un pote à moi depuis le collège. Le premier mec que j’ai vu habillé hip hop, les premières galettes que j’ai écouté, le premier mec que j’ai vu faire des platines c’était Dj Ben. Déjà à son âge, qu’il y ait quelqu’un d'aussi jeune dans la pratique c’était rarissime, donc voilà j’ai toujours travaillé avec lui sauf l’année dernière parce qu’il était beaucoup en déplacement...Sinon c’est toujours Ben, en mixant nos idées et son savoir-faire, qui nous fait des bandes sons comme ça

CU : Que vous a apporté le Boty du mois de mai ? Une récompense ? Ou autre ?


T : On a eu un cadre avec la tête de Lil Kev (NDLR : BBoy de Phase T) ! Bon, c’était pas mal déjà ! Maintenant je l’ai dans ma chambre (rires) Ca nous a également apporter un price money de 3000€ et en dehors de ça, beaucoup de sollicitations pour des évènements internationaux, sans compter la qualif au mondial. Déjà, être dans les quatre premiers, ça ouvre beaucoup de portes, pour l’international et la reconnaissance future...

CU : Combien de fois vous entrainez-vous par semaine ?

T : En général là, les plus assidus des onze de l’équipe du Boty s'entraînent 4 à 5 fois par semaine dans les 4 h à 5 h par jour.

CU : Quel crew aimeriez-vous rencontrer en finale du Battle Of The Year ?

T : Moi j’y pense pas, après je ne sais pas pour les autres mais déjà, j’ai envie qu’on casse tout avec le show ! Mais chaque battle sera une finale, ça ne va pas être facile !

CU : Et au niveau technique, pensez-vous que tous les Crews  ont le même niveau ?


T : Non, en fait ça se différencie parce qu’on n’est pas tous dans le même trip, on n’est pas dans le même délire que Gamblerz et Mortal Kombat.. Nous, on s’attarde aux pas de danse près et pas à la figure incroyable. On essaye aussi d’avoir des figures incroyables et surtout le pas de danse qui est juste, qui est fait proprement avec une attitude, du style, du feeling, c’est notre style…

Là on a vu Gamblerz et à part un ou deux de leur crew, les autres font surtout des mouvements de performance. Certains font des performances plus accrues mais il n’y a aucun feeling; en revanche, ils vont faire une figure qu’aucun de nous serait capable de faire..

S : Le boty c’est la chorégraphie, l’esprit de groupe et si il n’y a pas ça, peu importe ton niveau, ça ne passera pas !

CU : Et que pensez-vous du jury ?


T : Je ne sais jamais quoi penser des jurys ! Là où le break danse est difficile c’est que la victoire dans un battle quoiqu’on en dise, c’est toujours un peu aléatoire. Tu vas faire exactement le même battle avec trois juges différents, tu ne vas pas du tout avoir la même décision ! Après ça dépend : si vraiment tu fais la différence au bout d’un moment tu vas gagner.

Ils ont aussi des points de vues différents du coup, tu ne sais jamais comment un jury va réagir: si il juge en fonction de ses préférences, des performances, ou encore sur la base de la chorégraphie. On peut juste dire que le jury est un jury de qualité, ce sont tous des danseurs qui ont su faire leurs preuves et qui ont un grand parcours mondial en ce qui concerne la danse hiphop

CU : Un mot pour vos supporters ?

T : Ça fait plaisir s’il y a des gens qui nous soutiennent, qui sont nos supporters et qui vont venir nous encourager, ça va nous donner chaud au cœur, ça va nous donner l’envie de faire de notre mieux pour eux. De savoir qu’il y a des gens qui viennent juste pour nous soutenir, ça fait plaisir donc merci à tous !

S : Rendez-vous samedi prochain !

T : Oui ! Rendez-vous tous samedi prochain, tous avec un t-shirt jaune parce que les couleurs de La Smala c’est jaune et noir. Faut mettre le feu !!! Il faut retourner la salle ! C’est la première année, ça c’est jamais fait en France, il faut nous encourager ! On va essayer de faire tout ce qu’il faut, faut essayer d’être derrière nous, c’est important je pense.

CU : Un conseil pour les passionnés de Break Dance ?


T : Transpirez, lâchez pas l’affaire, entraînez-vous, c’est dans la tête que ça se passe.

Même quand tu stagnes et que tu crois que tu n’avances plus, il ne faut jamais, jamais, jamais, jamais arrêter. Il ne faut jamais renoncer !

Tout le monde peut pratiquer, tout le monde peut arriver à faire des choses, tout le monde peut arriver à kiffer, tout le monde peut trouver son style, tout le monde peut arriver à faire des trucs avec son corps ! Après il faut juste essayer d’exploiter au maximum toutes les directions pour voir ce que tu peux et ce que tu ne peux pas faire, mais c’est surtout la motivation qui est le plus important !



Bon, et bien merci des bboys ! nous avons profité de cette répèt pour avoir un aperçu du show...et ça envoie bien comme il faut !

Alors....A samedi, en direct de l’Arena de Montpellier !

 



ESTELLE, VALENTIN & GILDAS K.


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